· Mis à jour le 2026-09-11
Nouvelle proposition d’un juge à la Cour suprême — jusqu’où va l’article 104 de la Constitution ?
Correction (2026-09-11) : (1) nous avons retiré du titre, du résumé, du texte et des légendes de graphiques la formule « une première en 39 ans », que nous n’avons pas pu vérifier de bout en bout. (2) L’article 104 de la Constitution ne règle que la proposition du président de la Cour suprême, l’accord de l’Assemblée nationale et la nomination par le président de la République : nous avons donc rattaché le dépôt de la demande d’approbation et l’audition de confirmation à la loi sur l’Assemblée nationale et à la loi sur les auditions de confirmation. (3) Nous indiquons dans le graphique que la recommandation des candidats repose sur l’article 41-2, alinéas 6 et 7, de la loi sur l’organisation judiciaire, et nous avons remplacé le lien source par une adresse où ce texte est visible. (4) Le rapport obtenu en divisant l’un par l’autre le nombre de signataires des deux déclarations n’a guère de sens : nous l’avons supprimé de la légende du graphique. (5) Nous expliquons une fois pourquoi Noh Tae-ak est appelé ancien juge à la Cour suprême et Lee Heung-gu juge à la Cour suprême, et nous précisons sur quoi repose la date du 18 août. (6) Nous avons réécrit les phrases en mots simples, lisibles par un collégien, et nous avons laissé les chiffres, les dates et les sources inchangés. La date de publication initiale (2026-09-04) est conservée.
La présidence n’a pas transmis à l’Assemblée nationale la demande d’approbation (le document déposé pour obtenir l’accord de l’Assemblée) du candidat à la Cour suprême Son Bong-gi. Elle a demandé à la place au président de la Cour suprême de proposer à nouveau un candidat. Quelle loi s’applique, et jusqu’où, dans cette affaire ? Nous avons vérifié un par un les communiqués officiels et les textes de loi.
- Le président de la Cour suprême a proposé le candidat Son Bong-gi le 18 août ; d’après la presse, il a proposé le candidat Kim Seong-su le même jour. Le 28 août, la présidence a fait savoir qu’elle ne transmettrait pas à l’Assemblée nationale la demande d’approbation de M. Son et qu’elle réclamait une nouvelle proposition, et qu’elle transmettrait en revanche celle de M. Kim.
- L’article 104, alinéa 2, de la Constitution fixe trois choses : le président de la Cour suprême propose un candidat, l’Assemblée nationale donne son accord, le président de la République nomme. Le comité qui recommande les candidats figure dans la loi sur l’organisation judiciaire. L’examen et l’audition de confirmation, une fois le document arrivé à l’Assemblée, figurent dans la loi sur l’Assemblée nationale et la loi sur les auditions de confirmation.
- Les appréciations du type « une première depuis 1987 » ou « en 39 ans » n’ont pas pu être vérifiées cette fois en dépouillant l’ensemble des archives. Cet article explique donc seulement la procédure et les questions juridiques, et il n’établit pas ce chiffre comme un fait.
L’ordre des faits que confirment les communiqués officiels
Le président de la Cour suprême Cho Hee-dae a proposé par écrit le candidat Son Bong-gi le 18 août 2026. D’après la presse, il a proposé le candidat Kim Seong-su le même jour. Pour succéder à l’ancien juge à la Cour suprême Noh Tae-ak, il a présenté Son Bong-gi, président de chambre au tribunal de district de Daegu ; pour succéder au juge à la Cour suprême Lee Heung-gu, il a présenté Kim Seong-su, président de chambre à la Haute Cour de Séoul. Cette démarche, par laquelle le président de la Cour suprême présente un candidat au président de la République, s’appelle la proposition. La date que confirme le briefing est le 18 août, jour de la proposition écrite de Son Bong-gi. La date de la proposition de Kim Seong-su n’a pas pu être confirmée cette fois par un document officiel : nous la notons donc telle qu’elle figure dans la presse. Les titres différents donnés aux deux magistrats, « ancien juge à la Cour suprême » et « juge à la Cour suprême », suivent le briefing publié par la présidence le 28 août. La page d’annonces de la Cour suprême ne s’est pas ouverte lors de cette vérification non plus. La date de départ des deux magistrats n’a pas été vérifiée à part dans cet article.
Dans son briefing du 28 août, la présidence a annoncé qu’elle ne transmettrait pas à l’Assemblée nationale la demande d’approbation de M. Son. Elle a demandé à la place au président de la Cour suprême de proposer à nouveau un candidat. Elle a donné deux raisons : plus de sept mois se sont écoulés sans proposition après la recommandation du comité, en janvier ; et la proposition a été faite par écrit seulement, sans véritable concertation. Pour M. Kim, elle a indiqué qu’un accord s’était dégagé après concertation et qu’elle transmettrait sa demande d’approbation à l’Assemblée nationale. Il s’agit là de l’explication donnée par la présidence, et non d’une décision rendue par un tribunal.
La procédure ne tient pas dans un seul article de loi
Regrouper les étapes 2 à 4 sous « la Constitution », comme le faisait une version antérieure de cet article, ne correspond donc pas aux textes. La Constitution ne règle que les rapports de compétence entre trois institutions. La recommandation des candidats et le traitement du dossier à l’Assemblée sont fixés à part par d’autres lois.
Ce qui est écrit dans la loi et ce qui ne l’est pas
L’article 104, alinéa 2, de la Constitution ne dit nulle part que le président de la République et le président de la Cour suprême doivent se concerter au préalable. À l’inverse, cet alinéa ne dit pas non plus quand ni de quelle manière le président de la République doit transmettre la demande d’approbation à l’Assemblée nationale. La présidence a expliqué que se concerter à l’avance est une pratique de respect mutuel. Les déclarations d’opposition et des articles de presse y ont vu au contraire une atteinte au pouvoir de proposition du président de la Cour suprême.
Le nombre de signataires d’une déclaration n’est pas un sondage
Le 2 septembre, Asia Economy a rendu compte d’une déclaration publiée par 84 juristes de la 14e promotion de l’Institut de formation judiciaire. Le 3 septembre, Law Times a rendu compte d’une déclaration publiée par 27 anciens de la faculté de droit de l’Université nationale de Séoul, promotion 1976. Ces deux nombres sont simplement le nombre de personnes qui ont signé chaque déclaration. Ils ne montrent pas comment se répartissent les opinions dans l’ensemble du monde judiciaire.
En quoi le cas américain est différent
Le Congressional Research Service (CRS) américain a recensé 165 désignations de juges à la Cour suprême fédérale entre 1789 et 2022. Sur ce total, 128 ont reçu l’accord du Sénat et 37 ne l’ont pas reçu. Parmi ces 37, 11 ont été rejetées lors d’un vote du Sénat.
Aux États-Unis, cependant, c’est le président qui choisit le candidat et le Sénat qui donne son accord. En Corée du Sud, l’affaire s’est nouée à un autre stade : le président de la Cour suprême avait présenté un candidat, et le président de la République n’a pas transmis la demande d’approbation à l’Assemblée nationale. Ni la personne qui choisit le candidat, ni la procédure ne sont les mêmes. On ne peut donc pas utiliser le nombre de rejets américains comme point de comparaison direct avec cette demande de nouvelle proposition.
Ce qui s’est passé après la publication, et ce que nous n’avons pas pu vérifier
Le 9 septembre, Law Times a rapporté que la Cour suprême devrait reconstituer le comité de recommandation afin de proposer à nouveau un successeur à l’ancien juge Noh Tae-ak. Lors de cette vérification, nous n’avons pas obtenu de communiqué officiel de la Cour suprême correspondant à cette information. Nous ne l’inscrivons donc pas comme une décision arrêtée, mais seulement comme un article de presse dont nous donnons la date.
Nous n’avons pas pu vérifier l’ensemble des propositions faites de 1987 à 2026. La formule « une première en 39 ans » a donc été retirée du texte et des informations de l’article. Savoir si les deux candidats conviennent comme juges à la Cour suprême n’est pas non plus une question que cet article tranche.
- Briefing sur la demande de nouvelle proposition de candidats à la Cour suprême — présidence (2026.08.28)
- Proposition de nomination de juges à la Cour suprême — Cour suprême (2026.08.18) · inaccessible lors de cette vérification en raison d’un problème de certificat
- Constitution de la République de Corée, article 104 — Centre coréen d’information juridique
- Loi sur l’organisation judiciaire, article 41-2, alinéas 6 et 7 — Centre coréen d’information juridique · l’écran où figurent effectivement la recommandation d’au moins le triple de candidats et le respect de cette recommandation
- Loi sur l’Assemblée nationale, article 46-3 — Centre coréen d’information juridique
- Loi sur les auditions de confirmation, article 6 — Centre coréen d’information juridique
- Lien de renvoi à la Constitution et à la loi sur l’organisation judiciaire figurant dans la version précédente — Centre coréen d’information juridique · conservé pour préserver l’URL ; les textes servant de base à cette correction sont les liens officiels individuels ci-dessus
- Article sur la demande de nouvelle proposition — Law Times (2026.08.28)
- Article sur l’annonce de la présidence — Kyunghyang Shinmun (2026.08.28)
- Article reprenant l’appréciation d’une « première dans l’histoire constitutionnelle » — Money Today (2026.08.28) · cette appréciation historique n’a pas été vérifiée de manière indépendante
- Article sur la déclaration de 84 juristes de la 14e promotion — Asia Economy (2026.09.02)
- Article sur la déclaration de 27 anciens de la faculté de droit de l’Université nationale de Séoul, promotion 1976 — Law Times (2026.09.03)
- Article sur les propos du président de la Cour suprême à sa reprise de fonctions — Cheonji Ilbo (2026.09.03)
- Supreme Court Nominations, 1789 to 2022 — CRS
- Article sur la perspective d’une reconstitution du comité de recommandation — Law Times (2026.09.09)
Cet article a été écrit après avoir ouvert et vérifié directement le briefing de la présidence et les textes de loi du Centre coréen d’information juridique. La page d’annonces de la Cour suprême ne s’est pas ouverte cette fois non plus, à cause d’un problème de certificat : la proposition du 18 août et sa date ont donc été confirmées grâce au briefing de la présidence. Le nombre de personnes ayant signé les déclarations et la suite des événements sont notés tels que chaque article de presse les a rapportés. La question de savoir s’il s’agit d’« une première dans l’histoire » et la conclusion finale sur l’interprétation de la Constitution ne sont pas traitées comme des faits établis. L’IA a aidé à la rédaction de cet article.
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